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Maître Pascale DRAI-ATTAL
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LA VALIDATION DES ACQUIS DE L'EXPERIENCE

 

Cela fait des années maintenant que vous avez quitté le lycée, ou la faculté, et que vous travaillez, ayant acquis une expérience importante dans votre domaine et une acuité professionnelle.

Pourtant, vous avez l’impression que votre évolution professionnelle sera ralentie par l’absence du diplôme que vous n’aviez pas passé à l’époque, étant donné que vous n’aviez alors qu’une idée en tête : vous installer, gagner de l’argent et vivre votre vie.

La solution : valider vos acquis de l’expérience, les valoriser pour accéder au poste que vous convoitez ou acquérir une certaine « officialisation » de votre statut et ainsi à la qualification

 

professionnelle qui s’y attache.

La système de validation des acquis de l’expérience est assez complexe, mais repose sur une idée simple : celui qui a, durant de nombreuses années, acquis un savoir faire dans son activité, doit pouvoir, s’il le souhaite, obtenir un diplôme

reconnaissant cette qualification, afin qu’elle ne se trouve pas cantonnée à l’entreprise au sein de laquelle il a acquis cette expérience.

Pour en bénéficier, il faut justifier de trois ans d’expérience minimum.

Pour certains diplômes, des durées supplémentaires sont prévues : il ne faut pas hésiter à vous rapprocher des établissements dispensant les formations initiales pour connaître les modalités de validation.

Le type de diplôme pouvant être validé par l’expérience est varié : il peut s’agir des diplômes délivrés par les lycées professionnels, les certificats de qualification, mais aussi des diplômes délivrés par l’enseignement supérieur ou par les chambres de commerce et d’industries.

Des pôles information conseil sont également présents au sein des diverses administrations en vue d’accompagner la personne dans ses démarches et la conseiller : on en trouve dans les pôles emplois, les chambres de commerce et celles des métiers, les missions locales pour l’emploi, etc.

Le dossier de demande de validation doit être adressé à l’organisme dispensant le titre ou le diplôme dont la validation est envisagée.

Une seule demande peut être déposée par année civile pour un même titre ou diplôme, et trois demandes maximum peuvent être déposées pour des titres différents au cours de la même année.

La demande est ensuite examinée par un jury composée d’au moins un quart de professionnels de même qualification.

Avant de rendre sa décision, le jury peut décider d’avoir un entretien avec le candidat, ou même de l’observer en situation professionnelle concrète pour apprécier son expérience et ses aptitudes.

La validation octroyée peut être totale ou partielle.

Dans le second cas, pour obtenir le titre ou diplôme, le candidat devra passer des contrôles complémentaires.

Ces examens doivent être réussis dans les 5 ans, sauf pour les diplômes universitaires pour lesquels aucun délai maximum n’est prévu.

La validation des acquis de l’expérience peut également se faire dans le cadre d’une entreprise.

En effet, l’employeur peut avoir intérêt à voir évoluer son salarié en vue de le nommer à un autre poste ou à lui permettre d’accéder à des fonctions pour lesquelles un titre ou diplôme est nécessaire.

Par exemple, l’entreprise d’électricité qui a un salarié qui a été formé par ses soins et qui souhaite le voir pourvu du titre d’électricien en vue de lui confier la réalisation de travaux sous sa seule responsabilité, peut souhaiter accompagner celui-ci dans la validation de son expérience.

La validation peut alors faire l’objet d’une convention entre le salarié, l’employeur et l’organisme d »livrant le titre.

Le salarié n’est jamais obligé de consentir à la validation, mais dans un contexte que l’on sait difficile pour les personnes ne disposant pas de titres professionnels ou diplômes, il est peu probable que, sollicité par son employeur, il refuse une telle action de formation.

Dans ce cadre, les frais qui sont liés à la validation seront, généralement, pris en charge par l’organisme de cotisations pour la formation professionnelle de l’employeur.

Le salarié conserve ce statut et bénéficie de son salaires et des avantages qu’il avait en cette qualité.

Enfin, il faut noter que le salarié qui engage une action de validation de l’expérience, en l’absence de toute convention tripartite faisant intervenir son employeur et l’organisme de formation, peut disposer de jours de congés pour pouvoir passer les épreuves nécessaires à cette validation.

L’employeur est tenu d’accepter le congé, et la demande d’autorisation d’absence du salarié doit lui être adressée au moins 60 jours avant la date prévue, et y répondre dans les 30 jours suivants.

Le salarié peut, dans ce cadre, obtenir des financements par les organismes compétents en matière de congé de formation pour le maintien de son salaire pendant la période de congé et, le cas échéant, la prise en charge des frais de formation.

Ainsi, celui qui justifie d’une expérience importante dans un emploi a la possibilité de faire reconnaître la qualification qu’il a obtenue par son travail, en se faisant attribuer un titre ou diplôme de formation initiale qu’il n’avait pas passé alors qu’il était encore dans le circuit scolaire.

Mieux vaut tard que jamais, et l’obtention de la reconnaissance de son expérience et de ces capacités peut parfois permettre le redémarrage d’une carrière professionnelle qui était en stagnation du seul fait de l’absence d’un titre de formation plus élevé, qu’il ne faut aujourd’hui pas hésité à retourner chercher.